Ma Fantasque

Publié le par Onali

Ma Fantasque

C’est difficile de décrire ce que je ressens pour elle. De l’extérieur on pourrait penser que nous ne sommes pas proches, voire que nous sommes un peu indifférentes l’une à l’autre.

On ne suit pas les codes communs de l’amitié et c’est ce qui fait de nous des amies particulières.

On ne s’appelle pas souvent, on ne s’écrit pas régulièrement et on ignore encore beaucoup de choses l’une de l’autre. On ne prend pas de nouvelles tous les jours et on se voit rarement.

On n’est pas présentes aux moments critiques, on oublie nos anniversaires et on s’oublie parfois nous-mêmes.

Nous ne sommes pas fusionnelles, nos vies ne s’entremêlent pas autant que nous le voudrions.

Et pourtant…Nous sommes amies. Fortement, profondément, à la racine.

Depuis cet apprentissage qui nous a rassemblés, ces heures perdues à sécher les cours, ces films interminables que nous avons regardé côte à côte, ces discussions sans fin autour d’un bon chocolat chaud et d’un muffin délicieux (merci Starbucks), il y a ce lien unique qui est apparu.

Je suis tombée raide dingue de toi lorsqu’on est parties pour ce weekend de folie à Londres. J’étais râleuse, méfiante et perdue à cette époque et pourtant…ce weekend fut une vraie révélation.

J’ai eu un coup de cœur, un coup d’amour, un coup de je t’aime pour cette fille extravertie, douce et généreuse. Tu as brisé mes barrières, tu es entrée dans mon cœur sans frapper et tu t’es installée avec ton sourire, ton amour et ta tendresse.

On s’est liées encore plus quand on est parties ensemble, pour passer des vacances inoubliables, entre bronzette, sieste, visites et farniente avec nos piles de livres. Les fous rires, les bains de minuit, les longues heures à paresser sous le soleil du Sud, nos séances de cinéma addictives, les petits plats que tu me préparais…

Tout ces souvenirs, toutes ces émotions, toutes ces heures passées ensemble sont gravées à vie dans ma mémoire et surtout dans mon cœur.

On s’en fout des critiques, on s’en fout de ne pas partager toutes nos joies, toutes nos peines, toutes nos passions, tous ces moments que l’on dits nécessaires à la construction d’une belle amitié.

On s’en fout d’être loin l’une de l’autre (enfin un peu),on s’en fout de ne pas se prendre dans nos bras pour de gros câlins qui n’appartiennent qu’à nous (enfin un peu), on s’en fout que personne ne comprenne ce qui nous lie (parce qu’il suffit d’un regard ou d’une pression de main pour redevenir « nous »), on s’en fout de ne pas s’envoyer des blagues nulles par sms, tant que j’ai mon « comment on fait une béchamel ? » pour sourire et être émue à nouveau et toujours.

Rien ne te remplace dans mon cœur.

Et je crois bien que c’est de ça dont on parle : l’amitié. La seule, la vraie, l’unique. Comme toi…

Publié dans Interludes

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