Celle-là

Publié le par Onali

Celle-là

Comme je le disais dans mon billet précédent, nous avions été accueillis froidement par notre « charmante » hôtesse. Non pas parce que nous étions en retard (je tiens à le préciser) mais parce qu'elle était de mauvaise humeur. Il semblait qu'elle avait aussi pris du retard dans sa journée. Ma pauvre petite.

Nous allons maintenant entrer dans le monde des hypothèses car je n’ai aucune idée du pourquoi de cette froideur, de ce retrait et de cette distance. Disons qu'avec cette femme je ne sais jamais sur quel pied danser. Son attitude ressemble au va-et-vient des vagues lors d'une marée. Ca n'est jamais évident mais quelque chose cloche. On ne sait jamais quoi avec certitude.

Quand on les invite, ils ont toujours au minimum une heure de retard. Quand on est invités, elle se réfugie au cœur de sa magnifique cuisine et demande à une tierce personne de servir les invités. Parfois aux invités eux-mêmes. Elle trône dans sa cuisine toute neuve, dans sa maison toute neuve, avec sa petite fille et son fiancé plus très neufs. Comme absente au monde. Elle se contente de faire le strict minimum. Incompréhensible.

Elle discute du bout des lèvres, très peu avec moi et lorsqu'elle daigne se tourner vers mon humble personne, c'est uniquement pour me montrer des photos ou des vidéos dont je me fiche royalement. Pour les premiers pas de sa fille, j'ai fais un effort. J'ai souri et me suis exclamée de ravissement. Puis c'était fini. Elle est retournée à ses fourneaux, elle a mis la table et n'a plus discuté avec personne (en tout cas pas avec moi, mais uniquement de sujets personnels avec un autre invité, une sorte de « private discussion »).

Quand je dis discuter, j’entends apprendre à se connaître, poser des questions, s'intéresser à la vie des gens, leurs projets, leurs idées. Aller au fond des choses, participer, rire, se détendre. Mais pas elle. Je la connais depuis presque trois ans maintenant. Et je n'arrive toujours pas à la cerner. Une fois, elle m'a prise à partie contre une connaissance commune. Elle avait subi une vexation banale dont elle avait fait une montagne, jusqu'à débarquer en furie lors d'une paisible séance de pétanque. La journée la plus longue de ma vie.

Je pense qu’on n’a rien en commun. Et surtout pas le savoir-vivre et la délicatesse.

Je ne m'entends pas avec tout le monde. Je ne suis pas en recherche de reconnaissance, d'amour ou d'amitié. Mais j’essaie fais les choses correctement, quand je reçois des gens chez moi, j''essaie de les mettre à l'aise (même pour un simple repas entre amis), de m'intéresser à eux, de les faire participer et d'éviter l'ennui. Le but est de passer un moment agréable, de rire dans la joie et la bonne humeur.

Tu peux être de mauvais poil, stressée, nerveuse et la tête ailleurs. Tu peux avoir passé une très mauvaise journée, vouloir te glisser sous la couette et dormir. Mais je pense sincèrement que faire ressentir aux invités qu'ils ne sont pas les bienvenus et que tu t'emmerde parmi eux (disons le franchement), n'est pas une attitude mâture et responsable. Dans ce cas précis, n'invite personne, et surtout évite de te fabriquer une image de bonne hôtesse, disponible et gentille. Connasse.

Heureusement que son mec est drôlement plus sympa qu'elle.

Publié dans Complainte

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