Rêve d'enfance

Publié le par Onali

Rêve d'enfance

Vite il faut que je couche ces mots sur le papier.

Comme une évidence, une urgence saisissante qui m'a prise à la gorge. Il faut que je me souvienne et que j'en laisse une trace. Les réminiscences d'une enfance joyeuse, vivante et joueuse. Tellement de souvenirs, ces émotions intactes qui surgissent au hasard d'un rêve, d'un rire, d'un geste.

Je me souviens comme si c'était hier. Cette rue en pente, le soleil qui réchauffent mes épaules, ces présences à mes côtés. En fermant mes yeux, je revois tout. Avec mes yeux d'enfant et mon coeur tout neuf, pas encore abîmé, pas encore brinquebalant, pas encore effrité.

Je vois. Le parking du cimetière où on jouait au football pendant des heures. Oui, on habitait à côté d'un cimetière et je n'ai jamais connu un terrain de jeu aussi paisible et sûr. Les morts ne dérangent plus les vivants et encore moins les enfants. Une Dream Team à la Stephen King... (private joke).

Les champs en face de nos maisons qu'on dévalait gaiement de nos petites jambes bronzées, nos cris de joie et les cabanes qu'on construisait en ramassant les branches qui traînaient. Les explorations le coeur battant, les garçons devant, la fille derrière...au cas où...quoi ? Un danger éphémère, une peur subite et des rires nerveux.

L'odeur du foin coupé, les meules auxquelles on grimpait, le bruit sourd des tracteurs tard le soir dans la chaleur d'été. Cette fois où une meule avait roulé et dévalé la pente pour s'arrêter contre une voiture en la déplaçant u peu. Nos cris d'effroi, nos parents catastrophés et la fascination de nos petites têtes face à cet événement rocambolesque.

Je me souviens de nos jeux. On dévalait la pente sur nos skateboard, avec dans nos oreilles les avertissements sonores de nos mères "faites attention aux voitures et rangez-vous dès que vous en entendez une qui arrive", on jouait au football deux contre deux et moi toujours dans les buts. Les playmobils, les légos, les devoirs vite expédiés pour se retrouver vite entre nous.

Ces heures qui nous paraissent toujours trop courtes à vivre ensemble. Et maintenant en y repensant, cette impression floue qu'elles duraient infiniment. Une bulle de tendresse douce et palpitante dans laquelle je me sentais en harmonie.

Quatre. Trois garçons et une fille. Mon petit frère et moi d'un côté . F. et A. de l'autre. Les deux plus jeunes ensemble, les deux grands complices. Même école, deux ou trois classes d'écart, les photos sur lesquelles on se retrouve, le même âge pour tous et le même amour fraternel. Mes frères, ma famille, mes petits gars, mes amours. Une personnalité en devenir et un caractère bien trempé, un garçon manqué et un peu manquant, des potes de vie.

Je les aime. D'amour et d'amitié. On s'est perdu de vue mais pas de vie et quand on se retrouve tout est intact. Le pouvoir de l'enfance peut-être, ou l'envie profonde de se retrouver en oubliant, pour un temps, nos vies d'adulte moins marrantes.

La jeunesse est éternelle dans le coeur des enfants.

Publié dans Lied

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Illyria 05/04/2015 12:21

Merci pour ce commentaire qui m'a rappelé la douceur et les bons souvenirs de mon enfance! Ya pas à dire la campagne c'est bien comme endroit pour grandir!

Onali 07/04/2015 08:08

Il est bon de se rappeler la douceur de l'enfance quelques fois...merci de ton commentaire Illyria

Onali 07/04/2015 08:07

Je t'en prie